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CERBAC : Cercle d'Etude et de Réflexion sur le Bassin du Congo

MEDIA DU BASSIN DU CONGO : Analyse de l’Actualité : POLITIQUE - ÉCONOMIE - SANTÉ - ENVIRONNEMENT - INTERNATIONAL. Enjeux stratégiques et prospectives

CONGO BRAZZAVILLE : Echec d’un combat pour l’alternance, victoire de la nouvelle République pensée et conçue par Denis Sassou Nguésso

Une loi de la chimie voudrait qu’à l’épreuve du feu, chaque métal révèle sa véritable nature. Ainsi en fonction du point de fusion d’un métal, vous pouvez avoir une idée quant à sa qualité et sa noblesse.

Comparons les points de fusions de certains métaux : celui de l’Or est de 1063°C ; l’acier (1400°C), le Cobalt (1495°C), le Fer (1400°C), le Platine (1769°C), le Chrome (1890°C) et enfin le Carbone, dont est constitué exclusivement les cristaux de Diamant à 3700°C. Quand au mercure, il est de (-39°C).Un mystère qui ne doit être révélé qu'au alchimistes.

Cette loi de la chimie, il nous semble qu’elle pourrait également s’appliquer dans une certaine mesure en politique. En effet le combat politique ce n’est pas de l’improvisation, ce n’est pas non plus une course de vitesse, bien au contraire c’est une course de fond, un marathon. Ce qui compte ce n’est pas ce que vous avez accompli dans le passé, mais ce sont les actes que vous posez à l’épreuve du feu, c'est-à-dire, l’immédiat, l’instant critique où « chaque génération dans une profonde opacité est confrontée au défit que le pose l’histoire, auxquels elle doit devoir relever ou trahir. »Dixit Franz Fanon.

La trajectoire historique d’un pays, d’un peuple est toujours ponctuée d’instants décisifs à partir desquels on est emmené à faire des choix qui auront un impacte pour les générations à venir. De ces choix dépendent en effet, la grandeur ou la décadence d’une nation.

Ces choix décisives sont aussi ceux qui servent d’émulation pour classer un leadeur politique soit : Dans le camp des héros, ceux là dont les cérémonies commémoratives sont des rituels nationaux servant à raviver la flamme de leur combat, et cristalliser leurs idéaux dans la conscience collective. L’autre camp, c’est celui des infâmes et des traîtres à la nation, dont l’opprobre et la damnation sont rappelés aux générations futur afin de les prévenir de ces mauvais choix. C’est en cela que le phrase « Plus jamais que ! » tire sa quintessence.

Les peuples n’aiment que les héros

Ce que la conscience collective retient, ce ne sont pas vos œuvres passés, mais la constance dans le combat et la fin du parcoure. Cela explique en partie, le fait que le Maréchal Pétain, l’homme de la bataille de Verdun, héro de la deuxième guerre mondiale de la France, soit voué aux gémonies, après la deuxième guerre mondiale et la victoire des alliés. Son crime c’est celui d’avoir signé la capitulation suite à l’invasion de la France par l’Allemagne Nazie et d’avoir collaboré durant ces années sombres avec l’ennemi, avec tout ce que cela a impliqué comme conséquence : Déportation des juifs, holocauste …etc. Anéantissant par son choix tout le capital de crédit accumulé durant ses années de gloire.

Que retient t- on de Napoléons Bonaparte, si ce n’est le coup d’état et la bataille de Waterloo ? Pourtant il est celui qui a mise en place le code civil Français ou code Napoléon. L’histoire est faite ainsi, « L’histoire n’est écrite que par les vainqueurs »Dixit François Mitterrand. Les peuples célèbrent plus les héros et ont tendance à enfouir les actions des traîtres dans le magma de l’amnésie.

FROCAD a balisée le chemin

Le combat politique au Congo pour le non au changement de la constitution de 2002, et de l’alternance politique a commencé au sein de la plate forme politique FROCAD, Front Républicain pour le Respect de l’Ordre Constitutionnel et pour L’Alternance Démocratique. Cette plate forme composée de plusieurs partis politiques et associations a balisée le chemin de la lutte. Avec ses victoires et ses échecs. C’est tout à son honneur. Au rendez-vous de l’histoire le peuple lui en saura gré.

Le FROCAD a éveillé les consciences sur le danger du processus de présidence à vie qui profilait à l’horizon. Toutefois, il n’a pas réussi à emporter l’adhésion de tout le peuple. Sa faiblesse est dû en partie du fait que dès le départ, son combat était mené par des leadeurs, en majorité vieillissants et à l’intégrité douteuse, dépourvus d’une base électorale solide et qui dans un passé ressent avaient soit, des accointances avec le pouvoir en place, c’est le cas de Mathias Dzon, président de l’UPC, ou encore au cours de leur bref exercice du pouvoir, avaient eu à afficher des comportements antidémocratiques et similaires à ceux là qu’ils combattent aujourd’hui, cas de Tsatsy Mabiala et les caciques de l’UP.A.D.S.

L’Apport du sang neuf de l’IDC

Le FROCAD sera par la suite rejoint par la plate forme IDC, Initiative pour la Démocratie, composée d’anciens ministres fraichement débarqués du Gouvernement : Okombi Salissa, Guy Brice Parfait Kolelas, Charles Zacharie Bowao un politicien chevronné et expérimenté, membre du comité central du P.C.T, ancien ministre de la défense Kolelas. Ajouter à cela Claudine Munari du parti le Must qui va rejoindre le FROCAD. Ces leadeurs vont apporter à l’opposition, de la jeunesse, du sang neuf, surtout avec le leadeur du M.C.D.D.I, Guy Parfait Kolelas, une base électorale solide, et des fanatiques déterminés, n’en déplaise à ses détracteurs, car les vidéo sans là pour le prouver. Avec cette nouvelle donne, nous assisterons petit à petit à une montée en puissance de l’opposition dont les méga- meeting de Brazzaville et de Pointe-Noire, furent de véritables démonstrations de force. Ce qui Ferra sortir les caciques du pouvoir et les leadeurs de la mouvance présidentielle de leur arrogance et de leur suffisance. C’est ainsi que des manifestations autorisées, nous passerons à des interdictions de meetings, ou des entraves administratives.

Les limites De L’IDC-FROCAD

Le referendum constitutionnel du 25 Octobre 2016, a toutefois montré, les limites de ses deux plates formes à pouvoir atteindre les objectifs fixés à savoir : le non au changement de la constitution et l’alternance politique. Plusieurs raisons peuvent expliquer cet échec. Absence d’un leadership unique et charismatique, agenda cachée pour les uns, absences de relais et de lobbying vis-à-vis des partenaires économiques et stratégiques du Congo, relation incestueuse pour certains leadeurs avec le pouvoir en place, parfois même intelligence avec ce dernier, improvisation et manque de stratégie globale. Il y a aussi la couardise et l’embourgeoisement de cette opposition au point d’être qualifié par Alain Mabanckou d’opposition. « La plus bête du monde », se justifiant en avançant : « elle ne sait pas ce qu'elle veut, elle vit aux dépens du gouvernement donc sa parole n'est pas forcément légitime. » Il a poursuivi son analyse, expliquant sa désillusion quant à une perspective de changement : « L'opposition a pris en otage la jeunesse congolaise. Elle a menti, elle a fait croire que son heure était venue de gouverner et a emmené les jeunes dans la rue. »

L’émergence du phénomène MOKOKO J3M

C’est ainsi que l’élection présidentielle a été l’occasion pour voire apparaître sur la scène politique Congolaise, en plus des candidats choisis par les plates formes IDC-FROCAD, un nouveau candidat en la personne du Général Jean Marie Michel MOKOKO, candidat de la composante J3M. Avec cette nouvelle candidature, une nouvelle donne et un engouement nouveau se dessine. Les médias internationaux n’ont pas fardés à médiatiser cet entrée de l’arène politique de l’homme, au regard à son charisme, son aura international accumulé durant sa longue carrière en matière de paix et de sécurité en Afrique et dans le règlement des conflits pour le compte de l’U.A et des Nations Unis.

Le Général Jean Marie Michel MOKOKO, en l’espace de quelques semaines à réussi à rassembler les fils et filles du Congo des quatre vents, Nord, Sud, Est, Ouest autour de sa personne. Contrairement à électorat des autres leadeurs de l’opposition unis au sein de ‘’La charte de la victoire’’ qui ont été des électorats au relent plus ou moins ethnicises et régionaux.

Sans pour autant enlever le mérite à ces leadeurs. Qui, il faut le dire n’ont pas démérité et sont à féliciter pour leur contribution dans cette lutte pour l'alternance démocratique. L’électorat de Jean Marie Michel MOKOKO, transcendait, les clivages traditionnels Nord-Sud et Est-Oust. Au-delà de sa personne, c’est l’incarnation d’un idéal, d’une vision d’un autre Congo que le génie Congolais mettait en lumière. La candidature de J3M, de par sa médiatisation sur le plan international, malgré le black out des médias locaux a donné de la valeur, de la hauteur et de la substance à ce qui se passe au Congo.

Le Hold-up électoral et l’épreuve du feu

Après le hold-up électoral perpétré par le régime en place, proclamant le président sortant vainqueur des élections dès le premier tour avec 60,1%des suffrages exprimés, selon les résultats validés par le conseille constitutionnel. Dans un black out total, à une heure ou le commun des mortels dort, c'est à dire trois heure du matin,avec la coupures du signal internet et du téléphone. Faisant dire " Que cette élection était frappée de petite véroles" Dixit Alain Mabanckou. Une Victoire qui ne sera pas formellement reconnue par la communauté internationale : l’U.A, L’O.I.F, l’U.E, la France, les U.S.A. Seuls quelques pays africains le feront.

La contestation se fait de plus en plus forte au Congo. Au cours de cette contestation, certains leadeurs qui ont accompagnés le peuple dans ce combat ont commencé à montrer leurs limites et leurs lassitudes dans le combat. En effet certains se sont empressés de tourner la page, sans doute échaudés par la violence inouïe qui a émaillé la publication de la victoire du président sortant, ou peut être la prise de conscience de leur faible aura politique au regard des résultats qu’ils ont obtenus. Réalisme politique ? Ils fourbissent déjà leurs armes pour se préparer aux élections législatives. D’autres se sont quant à eux engagés dans des postures ambigües « On prend acte, mais on ne reconnaît pas », D’autres tirent à boulet rouge sur ceux là qui sont sensés être leurs alliés tout en déclarant illégitime le président en place, avec des propos du genre « Un militaire ne peut pas se transformer en politicien », d’autres appellent au dialogue sans conditions ni préalable avec un pouvoir qu’ils qualifient pourtant d’illégitime.

De la ligne dure à la cacophonie généralisée

Dans cette confusion généralisée, une ligne dure est visible et constante, celle représentée par : Okombi Salissa, Claudine Munari, Jean Marie Michel Mokoko, celle de “la non reconnaissance de la victoire de l’actuel président. Pourra t-elle résister à l’usure du temps ? Elle appelle à la mobilisation, à la cohésion et à l’unité de l’opposition, au dialogue inclusif sous l’égide de la communauté internationale. Sans pour autant avoir les moyens ne pressions qu’il faut pour infléchir le camp adverse. L’appel à désobéissance civile un, euphémisme sous nos latitudes pour appeler le peuple à l’insurrection n’a pas fait mouche.

Le FROCAD vient de se faire hara-kiri en destituant son président Pascal Tsatsy Mabiala accusé de trahison et de connivence avec l’ennemi pour le remplacer par Claudine Munari, qui assignée à résidence sans être inculpée par le procureur de la république et donc est de fait une prisonnière politique.

Quelle valeur accorder à une telle destitution?Quel en est son impacte sur le déroulement de leur combat, lorsque l'on sait que cette plate forme n’est devenue que l’ombre d’elle-même? Avec le départ progressif de plusieurs présidents et leadeurs, certains échaudés et dépités par des propos tribaux tenus à leurs endroit par leurs collègues et alliés, les mettant dans le même sac,au même piédestal que leurs bourreaux au temps fort de l'appel de l'opposition à l’insurrection avortée à Diatta ,siège de l’U.P.A.D.S.

Ajouter à cela le départ des associations et de partis tels que l’ U.P.A.D.S et le boycotte de L’ ARD (Alliance pour la République et la Démocratie) de Mathias NDZON.

D'autres sans doute par réalisme politique ayant pris conscience de la faiblesse de leur force et leur capacité d'infléchir le mouvement en marche.

Quel est le poids électoral et la force de frappe d’une l’I.D.C, alors qu’elle est actuellement boycottée par le président du CODEHA dont la force réelle n'est plus à démontrer au sein de cette plate forme?

Nous assistons à un processus de désintégration de l’opposition. Confirmant ce que le Congolais lambda pensent de la politique et de sa classe politique « Elle est sale et ce sont tous des corrompus ».

Le peuple Congolais souverain, rationnel et réaliste, las des crises politiques et guerre à répétition avec son corollaire de morts inutiles, de déplacement des populations et de destruction des biens publics et maisons. Las des incohérences d' une opposition discréditée a fait le choix de la paix et le réalisme.

Certains diront que c’est une paix des armes, mais il y ait une réalité historique que tout le monde sait « Quand un peuple est décidé à renverser un tyran, aucune armée, aucune une force de répression ne peut l’arrêter. »

Les Véritables causes de l’échec d’un combat

Trois facteurs peuvent expliquer l’échec du combat pour l’alternance.

La première est qu’au Congo, il y a une frange de la population qui veut tourner la page Denis Sassou Nguésso, cependant elle n’a pas encore atteint la masse critique nécessaire pour y arriver, car une autre frange de la population est convaincue que c’est l’homme de la situation pour ce pays et pour cette région du monde et est prêt à en découdre par les armes si cela aviverai nécessaire.

La seconde, il n’y a pas encore un leadeur charismatique capable de transcender les clivages ethniques et régionaliste au point de faire jaillir une conscience nationale. Le général Mokoko a semblé incarner cet idéal, cependant, il n’a pas réussi à emporter l’adhésion de tous à l’échelle nationale sans doute par inexpérience et impréparation et peut être l'ambiguité de ses liens avec le président actuel, à qui il doit sa carrière et ses galons de général de Division.

Enfin la troisième c’est, l’aire géographique à laquelle appartient le Congo, à savoir l’Afrique Centrale.En effet l'Afrique Centrale avec son climat, sa végétation, sa sociologie et sa culture, est telle que dans cette partie du monde, les populations arrivent à satisfaire leurs besoins physiologiques primaires à savoir : manger et boire, même dans les conditions précaires. Une pluviométrie abondante et une hydrographie à vous couper le souffle donne l’accès à l’eau source de vie. Même si cette eau n’est pas potable et est parfois responsable de certaines maladies diarrhéiques, elle étanche à l’immédiat la soif des hommes et des bêtes. La savane et la forêt quant à eux sont des réservoirs et de sources abondantes de protéine (insecte, rongeurs, primates, reptiles et autres mammifères). Ainsi en Afrique centrale, les besoin primaires selon la classification de Maslow sont satisfaits de façon naturelle. Ce qui peut en partie aussi expliquer cette propension des populations de cette région à respecter et accepter l'ordre établit et être prêt à faire preuve d'une certaine indolence et de fatalisme face à d'autres difficultés de la vie.On peut vivre en se contentant de cueillette, ce qui n’est pas le cas dans le sahel ou le désert. Là bas Quand les greniers sont vides, c’est la mort assurée, alors on n’a pas d’autres choix que de mourir en luttant pour la survie ou de mourir de faim. L’instinct de survie étant au dessus de tout. Printemps arabe, révolution Burkinabè.

Dénis Sassou Nguésso est le président de la République du Congo

Denis Sassou Nguésso est de fait le président de la république du Congo, et même s’il ne bénéficie pas encore d’une reconnaissance formelle de la France, partenaire historique du Congo, ainsi que des USA, sans oublier l’U.E et l’O.I.F pour ne citer que ceux-ci.

Qu’à cela ne tienne cette reconnaissance va se faire, ce n'est qu'une question de temps et de calendrier. L’homme fort du Congo de fait c’est lui, n'en déplaise à l’opposition. Les mots d’ordre de l’opposition n’ont eu aucun effet sur lui. Ceux qui à des milliers de Kilomètres du Congo en occident, exhortent à ce que la lutte continue, sont bien au chaud dans les pays développés et déconnectés de la dure réalité du bled. Leur impacte et influence dans la marche du pays reste insignifiante et sans effets.

Après le retour du Président Sassou Nguésso de la chine, il y aura bel et bien un dialogue “ inclusif “ inter-Congolais sous l’égide du premier Ministre et non de la communauté international (patriotisme oblige). Sans oublier que la communauté internationale n'intervient qu'en cas de crise majeur, ce qui n'est pas le cas du Congo et au grès des menaces des intérêts économiques des grands de ce monde. Ce qui n'est pas non plus le cas, au Congo tout le monde y trouve son compte (Chinois, Français, Américains, Africains, ONG...etc),pour le moment.

Le président de la République étant institutionnellement parlant sensé être au dessus de la mêlée. Il s’en suivra peut être à la suite de ce dialogue des recommandations et une nouvelles charte de bonne gouvernance soumise au président de la République et c’est à l’unissant que les Congolais vont attaquer les élections législatives “apaisées“.

A la fin de tout ce chronogramme comme cerise sur le gâteau un voyage présidentiel en France où le tapis rouge lui sera déroulé. Et la théorie de feu El Hadj Omar BONGO Ondimba va se confirmer « Si PPDA dit que tu as gagné, la France profonde sais que tu as gagné, si la France profonde sais que tu as gagné, la France politique dira que tu as gagné, et si la France politique dit que tu as gagné, les États-Unis diront que tu as gagné, et si les États-Unis disent que tu as gagné, le monde entier dira que tu as gagné, le reste le chien aboie la caravane passe. »

Quel type de multipartisme pour l’avenir ?

Au regard de tout ce qui vient d’être dit plus haut, des questions suivantes s’imposent à nous : Que faire ? Quelles sont les perspectives pour l’avenir et la démocratie?

La question du multipartisme s’était déjà imposée à nous au lendemain de la conférence nationale souveraine et le constant est amère, la génération de nos ainés n’a pas été à la hauteur des exigences et des mutations que lui imposait l’histoire. Alors qu’ailleurs en Afrique, le multipartisme a fait souche et que l’alternance démocratique dans la paix s’est enracinée, nous sommes passés dans des errements et la guerre civile. Du temps et de l’énergie perdus inutilement. La faute étant imputable à cette classe politique (mouvance présidentielle comme opposition). Ceux qui aujourd'hui en effet sont les chantres de la légalité constitutionnelle, hièr aux affairex ont été de véritables despotes et potentats, violant les règles de la démocratie et distillant la haine dans le pays. Un Benois KOUKEBENE qui critique la gestion du pétrole au Congo, c'est l'hopital qui se moque de la charité.

Aujourd’hui plus que jamais les événements qui se sont passé depuis le changement de la constitution du 20 Janvier 2002 et l’élection présidentielle, recentrent le débat autour de cette problématique : Quel type de démocratie voulons-nous bâtir ? Un multipartisme avec des partis à coloration ethnicise et régionaliste ? Ne faudra t-il pas revisiter la loi sur les partis ? Comment construire une démocratie avec un peuple dépourvu d’une conscience nationale et dont la tendance au repli identitaire et ethnicise sont encore forte.

L’alternance générationnelle perspective d’avenir

Il appartient à nous jeunesse Congolaise de trouver en notre sein les moyens et les ressources nécessaires pour résoudre ces problèmes. Plus que jamais une alternance générationnelle s’impose afin d’apporter un nouveau paradigme de la politique en rupture avec les démons du passé.

Cette alternance générationnelle seule une jeunesse Congolaise consciente, active et mobilisée libre des avatars du passé peut l’accomplir.

Cette alternance générationnelle que nous appelons de tous nos vœux, ne saurait être une rupture brutale avec l’ordre ancien. Bien au contraire, elle doit être l’aboutissement d’un atterrissage en douceur, d’un passage du flambeau des ainés aux cadets.

Vu sur cet angle, le troisième mandat du président de la République Denis Sassou Nguésso loin d’être en soi une calamité, doit être considéré comme une opportunité, une chance pour le Congo afin d’opérer cette mutation.

Au cours des cinq années à venir, de la nouvelle législature, nous jeunesse Congolaise avons plus que jamais le devoir d’intégrer toutes les structures travaillant à la construction de la nouvelle République, afin d’apporter notre pierre à l’édifice. Un adage dit « Si tu ne t’occupes pas de la politique, la politique s’occupera de toi. ». On peut ou ne pas être d’accord avec la manière dont les choses se font. Cependant être présent dans les instances de décisions et donner son point de vu, suggérer d’autres options en toute liberté et sérénité, sans langue de bois est meilleur que de s’arc-bouter dans des postures et dans les contestations stériles.

L’alternance générationnelle que nous théorisons, doit se servir des victoires de nos ainés, qui de l’indépendance à la fin de la guerre froide ont été aux avants postes de tous les combats de notre cher et beau pays le Congo afin :

-De le protéger des velléités impérialistes notamment en préservant son identité, sa singularité et sa vision du monde sur le plan aussi bien régional qu’international.

-D’apporter sa contribution majeure aux mouvements d’émancipations des peuples opprimés (Angola, Namibie, Mozambique, Afrique du Sud, Palestine…etc).

-De préserver son unité Nationale et son intégrité territoriale.

L’alternance générationnelle que nous conceptualisons doit enfin s’appuyer des erreurs du passé : Tribalisme, Régionalisme, Crises à répétitions, guerre civiles, assassinat politique, pertes en vie humaines inutiles, déplacement de population. Afin de rompre définitivement avec les vieux démons du passé. En travaillant à l’émergence d’une nouvelle conscience nationale.

Pour terminer permettez nous d’invoquer l’Esprit de feu Le Maréchal MOBUTU Séséko Kukuwendou Wazabanga en guise de perspective d’avenir en disant « Travaillons tous la main dans la main, dans un esprit nationaliste, nous pourrons ensemble conduire notre beau pays, vers une destinée meilleur. Rendre au Congolais toute sa dignité d’homme libre et fière de son identité, et lui assurer le bien être auquel il aspire. »

Que Dieu bénisse le Congo Éternel et Immortel

Vive la République.

Ariel de Mbélo

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À propos

CERBAC

de l'Auteur : Etoumbou Lokia Analyste politique - Philosophe - Écrivain Ce blog est un média du BASSIN DU CONGO qui se donne pour objet : L'Analyse de l’Actualité : POLITIQUE - ÉCONOMIE - SANTÉ - ENVIRONNEMENT - INTERNATIONAL Enjeux Stratégiques et Prospectives. du BASSIN DU CONGO, l'Afrique et du Monde avec un regard Africain.
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Elimasse de magnifique 05/12/2016 14:52

J'ai beaucoup aimé cet article, analyse lucide et pertinente de la situation politique du congo. Mes encouragements