Les chefs d’Etat du Congo, du Gabon, de la Guinée Equatoriale, du Centrafrique, et du Tchad sont attendus, dès ce soir, à Yaoundé, pour participer, vendredi, 23 décembre, à un Sommet extraordinaire, d'un jour, de la Communauté économique et monétaire des Etats de l’Afrique centrale (CEMAC).

Ce Sommet extraordinaire est précédé d’un conseil des ministres en charge des questions économiques et financières, qui a lieu, aujourd'hui, avant l'arrivée des chefs d'Etat prévue, entre 15h00 et 18h00 (14h00 et 17h00 GMT). L'Europe n'est pas la seule zone monétaire en crise. La CEMAC est encore plus frappée que la zone BCEAO et euro. Si la dévaluation du F CFA semble d'ores et déjà écartée des scenarii de sortie de crise, le retour du Fonds monétaire international (FMI) avec ses programmes contraignants pourrait être le moindre mal. Certains pays, à l'instar du Tchad, sont en quasi-faillite.

Le Comité de politique monétaire (CPM) de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC) a indiqué que le taux de croissance de la CEMAC devrait se situer à 1,0% en 2016 contre des projections de l’ordre de 1,7% effectuées en octobre dernier et de 1,8% annoncées en juillet 2016.

Le CPM de la BEAC a aussi noté le rebond des pressions inflationnistes, avec un taux se situant au niveau de la norme communautaire (3,0%), la persistance du déficit budgétaire (7,9%), le repli du déficit extérieur courant ainsi qu’une situation monétaire devant se solder par un taux de couverture extérieure de la monnaie d’environ 50%.

Cela dit, on ne parlera pas que de l'économie au Palais d'Etoudi. Les chefs d'Etat vont mettre de l'ordre dans l'attribution des postes au sein des institutions de la sous-région. Il faudra aussi voir qui la CEMAC, qui compte deux candidats (dont un de trop) pour le futur poste de président de la Commission de l'Union africaine, va, effectivement, soutenir. En ce qui concerne le financement attendu de la CEMAC pour soutenir le Cameroun et le Tchad dans leur lutte menée contre Boko Haram, le réalisme veut qu'on n'en parle pas beaucoup, les pays de la sous-région n'ayant pas les moyens de leurs bonnes intentions affichées depuis l'année dernière, à ce sujet, et jamais, mises en œuvre.

Source : Afrique Education

 

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