En affirmant à Alger que « La colonisation Française est un crime contre l’humanité. » Emmanuel Macron qui était bien parti pour faire un bon score et pourquoi pas passer le premier le cap du premier tour des élections présidentielles, au regard des difficultés que rencontre François Fillon avec le “Penelopgate“ et la défiance d’une partie des électeurs du PS vis à vis de Benoit Hamon, vient de se tirer une balle au pied.

En effet la question n’est pas de savoir si son affirmation est vraie ou fausse, bien au contraire ce qui est important c’est qu’il est en pleine campagne pour briguer le suffrage universel et présider aux destinées du peuple Français. Or les peuples n’aiment pas qu’on leurs rappellent, les côtés sombres de leur histoire. Bien au contraire, la part d’ombre de l’histoire d’un peuple est toujours refoulée dans l’inconscient collectif. Les peuples préfèrent la réminiscence des heures de gloire et de grandeur. Il existe un temps de latence d’un minimum de cent ans avant qu’un peuple ose affronter avec sérénité son passé et ne pas sombrer dans la culpabilité. Même en ce moment, il n’aime pas qu’on le lui rappel préférant que ce soit coché dans les manuels scolaires et livres d’histoire.

En tenant les propos qu’il vient d’avoir en Algérie, la question qui se pose est celle de savoir : A qui Emmanuel Macron s’adresse-t-il dans sa communication ? Sans doute pas au peuple Algérien car il n’a pas le droit de vote en France. Ce n’est n’en plus pas aux populations Françaises d’origine maghrébine, elles ont d’autres préoccupations tels que le chômage, le manque de logement, la stigmatisation…etc

Une chose est certaine, les conseillers en communication du candidat Macron vient de faire une bourde qu’ils vont devoir ajuster, car la trajectoire est encore longue pour accéder au graal.

Nacem Lecoq

 

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