Le sommet du G20 est un groupe composé dix-neuf pays de l'Union Européenne dont les ministres, les chefs des banques centrales et les chefs d'État qui se réunissent régulièrement premières économies de l’Union Européenne du monde. Il a été créé en 1999, après la succession de crises financières dans les années 1990 ; et vise à favoriser la concertation internationale, en intégrant le principe d’un dialogue élargi tenant compte du poids économique croissant pris par un certain nombre de pays. Le G20 représente 85 % du commerce mondial, les deux tiers de la population mondiale et plus de 90 % du produit mondial brut (somme des PIB de tous les pays du monde).

Du Lundi12 à Mardi 13, la Chancelière Angela Merkel Allemande reçois à Berlin de nombreux dirigeants Africains, notamment ceux du Ghana, d’Ethiopie, du Mali, du Niger, d’Egypte, du Sénégal, de la Côte d’Ivoire. Elle veut saisir l’opportunité de sa présidence du G20 pour attirer les investisseurs en Afrique, et réduire les migrations vers l’Europe.

Le « compact with Africa » partenariat mis sur pied en Mars 2017, lors du sommet G20 finance, qui avait vu la participation de la Côte d’Ivoire, du Maroc, du Rwanda et de Tunisie, va donc s’élargir peut les autres pays Africains qui voudront l’intégrer. A ce jour, seul l’Afrique du Sud sur le continent Africain est membre à part entière du G20. Ici il ne s’agit pas d’aide au développement, mais de partenariat économique et d’investissement en Afrique à travers les partenaires économiques et les grands groupes.

Pour Angela Merkel, le point central pour espérer endiguer ces flux est de s’attaquer aux causes de la migration en offrant des perspectives aux populations dans leurs pays. « Le développement économique doit suivre le rythme d’une croissance rapide et s’accélérant de la population pour créer un futur convenable aux jeunes et ainsi réduire la pression migratoire », a relevé la porte-parole de la chancelière.

Sommes-nous en face d’un nouveau schéma économique qui contraste avec les programmes obsolètes tels que nous les avons connus dans le passé : l’aide publique au développement ou les programmes d’ajustement structurels du F.M.I, qui n’ont jamais permis au continent de sortir du sous-développement ? Seul l’avenir nous le dira. Une chose est certaine, comme en 1885 lors de la conférence de Berlin qui scella le partage de l’Afrique et les frontière coloniales telles que nous les connaissons aujourd’hui. Toutefois, il est à noter que si en 1885, les Africains n’avaient pas droit au chapitre, l’Afrique étant un « continent sans maître », cette fois ci, ce sont les états bien constitués et ancrés de plein pied dans la mondialisation, avec un léger retard certe, mais qui peuvent rattraper ce retard en se servant des raccourcis qu’offrent ce nouveau monde.

L’Allemagne avec la rencontre du 12 et 13 juin 2017,vient d’amorcer un nouveau leadership et cette fois, la Bismarck est une femme en la personne de Angela Merkel.

Gustave Elongo

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