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CERBAC : Cercle d'Etude et de Réflexion sur le Bassin du Congo

MEDIA DU BASSIN DU CONGO : Analyse de l’Actualité : POLITIQUE - ÉCONOMIE - SANTÉ - ENVIRONNEMENT - INTERNATIONAL. Enjeux stratégiques et prospectives

Accord F.M.I - Congo-Brazzaville et Guinée Équatoriale. Pourquoi ce retard?

Alors que la plupart des pays de la zone CEMAC confrontés à une crise économique sans précédente ont tous signés un accord avec le F.M.I , dans le but de restructurer leurs économies et juguler la crise. Il s'agit du Cameroun, du Gabon, du Tchad et de la Centrafrique. Le Congo Brazzaville et la Guinée Équatoriale confrontés aux même difficultés continuent à trainer les pieds. C'est à se demander si les autorités de ces deux pays , des quasi pétro-monarchies du Golf de Guinée prennent la mesure de la gravité de leur situation.

En fait les autorités de ses pays sont conscients de cet état de chose, puisque les effets de cette crise se font sentir sur le plan social, et la gestion au quotidien de l'état. Retard de paiement de salaires, grèves, chômage, augmentation dramatique de la dette publique qui dépasse le seuil des 70% fixé par la banque centrale B.E.A.C.
Ce qui retarde un accord avec le  F.M.I, Ce sont des soucis de souveraineté et de survit politique des classes dirigeantes qui se sont emparés des richesses de leurs nations et qui voient en des accords un risque potentiel de perte de pouvoir.
 
En effet, signer un accord avec le F.M.I implique, faire de la transparence dans la gestion des leviers macroéconomiques d'un État, ce qui en soit est un exercice  périlleux pour des potentats qui ont la culture de l'opacité et du secret en ce qui concerne la gestion économique d'un État.
 
Avant que le F.M.I ne prête de l'argent à un état, il exige de ce dernier qu'il fasse de la lumière dans la gestion de son économie.
- Quelles sont les niches génératrices de richesses ( entrés de devises, exportations, industries..etc) 
 
- Quelles sont les niches budgétivores dans la gestion au quotidien.
 
Ces deux questions fondamentales, documents à l'appui, fournissent la matière première à partir de laquelle une restructuration budjetaire, un ajustement structurel peut se faire.
Pour les deux pays dont nous venons de parler, c'est là où le bas blesse.
 Les exportations du pétrole par des industries extractives étrangères, le partage de production et les revenus qui doivent revenir à l'état sont gérés de façon opaque et bénéficient plus aux classes régnantes qu'au peuple tout  entier véritable possesseur  de  à cette  richesse.
 Le paradoxe est criard entre le montant des revenus générés par les exportations de l'or noir, la faiblesse de la démographie de ces pays et l'état de pauvreté de la population qui au XXème siècle n'a pas accès à un minimum vital à savoir : l'eau potable, l'électricité,la santé et l'éducation de qualité.
 
Une minorité d'individus: le président, sa famille et son clan se partagent cette manne financière dans une opacité total.
 Faire de la transparence pour eux c'est comme se dénuder avec le risque de s'exposer   au courroux  du peuple qui à travers cet exercice, se rend compte de la kleptomanie de ses dirigeants.
 
Quant aux dépenses aux quotidien ( gestion de  à l'état) : la corruption, la mal gouvernance, le détournement des deniers publiques sont devenus d'une banalité tel que,  les autorités étatiques qui sont en partie responsables de cette situations éprouvent des difficultés de s'en départir.
Des dépenses dispendieuses, des éléphants blancs ont été construites pendant la période de vaches grasses, avec au passage des montages financiers faisant intervenir des sociétés écrans et des paradis fiscaux afin de faire là aussi mains basse sur les richesses nationales.
Aujourd'hui c'est le retour de la manivelle.
 
Une chose est certaine, en se basant sur le rapport du F.M.I sur l'état économique de la zone CEMAC, ses deux brebis galeuses dont il faut le rappeler sont d'une importance non négligeable dans la viabilité de l'économie de la zone, ne peuvent pas continuer pendant longtemps cette fuite en avant. Il va leur falloir  dans à court terme, de livrer à cet exercice certe douloureuse, mais de salubrité économique. Le dilatoire, la fuite en avant ne peuvent perdurer.
Il en va de leur survit politique.
 
Axel Nganga Mungua.
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CERBAC

de l'Auteur : Etoumbou Lokia Analyste politique - Philosophe - Écrivain Ce blog est un média du BASSIN DU CONGO qui se donne pour objet : L'Analyse de l’Actualité : POLITIQUE - ÉCONOMIE - SANTÉ - ENVIRONNEMENT - INTERNATIONAL Enjeux Stratégiques et Prospectives. du BASSIN DU CONGO, l'Afrique et du Monde avec un regard Africain.
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